About this clown

My photo
I often feel that we're all spinning slowly... like a mirror ball. Yes, we are all mirrors to each other. And so, it is the Light between us that I hope to help reveal and celebrate. /// J'ai souvent l'impression que nous sommes une boule disco qui tourne lentement. Nous sommes tous des miroirs pour les uns les autres. C'est donc la lumière qu'il y a entre nous que j'espère contribuer à souligner et à célébrer.
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Monday, June 8, 2015

Jungian élan

Pour arrêter de penser
Pour arrêter de penser à la violence, à l'hypocrisie, à l'injustice, à la guerre, à la torture, à la possibilité du Mal.
Aux cata-strophes.
Battante ou moine disciple de l'indicible? indécise.


Pour arrêter de penser.
Et pour rêver. Créer du rêve, et du lien, pour
 interrelier, intelliger, tisser des toiles
à l'envers du décor,

Décorer nos corps,
 qui encore et encore
se fracassent les uns contre les autres,
qui s'érrafles et s'évanouissent, qui s'éradiquent...
des tutsis, des hutus, des tibetains, des chinois, des roms, des palestiniens, des Catalans, des Mohawks, des Québécois, des ... ''nations'' partout qui se partagent... la panète, le territoire, et la tracent de frontières.

Je rêve d'une révolution qui détruirait les murs et les frontières fictives qui nous séparent.
Je rêve à des fois à l'évolution de notre espèce, par l'évolution de la conscience. Une sorte de boost, de reset, de re-synthonisation ou de re-synchronisation. Ou du moins tendre vers une meilleure harmonie. C'est pas une utopie l'harmonie, merde!
Je comprends le rêve collectif d'une Unitié mythique, d'Ur à Monte Albàn en passant par Shambala et Jerusalem. La cité, avant qu'elle ne devienne contaminée par les marchands et les étrangers, par le bazaar des barbares.

Pointée vers l'origines, c'est bien. 
Un tout. Du tout au tout se tourner sur l'origine. L'arché. Le moyeu. La roue.
Psychologie Jungienne.
Revenir vers nos mères, revenir à la Terre. 
Retrouver l'âme des choses, 
anima et animus, 
comme en mythologie.

Conscience collective.

Je veux vous parler de conscience collective, de poésie, et de soirées comme celles-ci
Diseurs de mots, nouveaux griots
Amants de la langue, maîtresse du flots.
À coups de grandes geules, pour dénoncer les failles et les maux, les douleurs, les espoirs,
à coups de grands mots,
aux grands moyens,

En descente vers le plus profond noir hivernal, en chûte libre, de glace, figés là sur la place, publique, voie publique, vois!
Vois! Public.
Public... avisé ou assujetis?
Victimes de la psychologie vampirisée par le capitalisme sauvage?

Friday, August 8, 2014

Being and doing (Doo-be-do, bee-do)


I get back to work in one week.

It's the end of the summer; and what a summer.
From one angle: Swaying between being and doing... What to do? What to make? What to buy? And why not just... slow down and stop!?

Because stopping kinda makes me dizzy. 'Cuz as Hiroko Tamano (Subterrean Arthouse, Berkeley) says: ''When you stop, then you start moving at a thousand miles per hour.''
And Google agrees with teacher Tamano:
''The earth rotates once every 23 hours, 56 minutes and 4.09053 seconds, called the sidereal period, and its circumference is roughly 40,075 kilometers. Thus, the surface of the earth at the equator moves at a speed of 460 meters per second--or roughly 1,000 miles per hour.''   -Google
“Stop acting so small. You are the universe in ecstatic motion.”
Rumi

Complete liberty! (which is different than absolute freedom, by the way.)  
A whole lot of free time! (At least as long as I have money in the bank.)
As I anticipated, I've felt it somewhat compulsory to ''furnish'' the time-space I live in. I really wanted to do nothing. But I guess the mind did not quite surrender so easily. I guess I can't handle an empty room; there's always writing on the walls. That's what happens when you get a taste of mindfulness: the mind is so full!

I seek balance between doing and being. I take care of small actions that need to be done, like taking out the compost bin or trimming and watering the tomato plants. I dance a lot and I juggle; I so need to move the energy through my body. I haven't learned to contain the impressions the world make on me; I need to find appropriate ways to ex-press them. And when I stop moving my body, it's my thoughts that keep running. Observing the chatter in your mind will make you dizzy. Finding that you're quite powerless when you want to make it stop, that's a lesson in humility. Recognizing that trying to control or fight the stream actually gives the chattering mind even more power, that could lead to revolution.

...

Stopping to face a pregnant void. A distorted time-space of some sort. A plane of immanence. Matrix of potentialities, in which all things get revealed. And many demand to be made into manifestation; to be manifested.

(It's is a beautiful word;
man·i·fes·ta·tionˌ manəfəˈstāSHən,
noun
Event, action, or object that clearly shows or embodies something, especially a theory or an abstract idea.
"the first obvious manifestations of global warming"
  • the action or fact of showing an abstract idea. "the manifestation of anxiety over the upcoming exams"


  • a symptom or sign of an ailment. "a characteristic manifestation of Lyme disease"


''And I think to myself''... 'Am I manifesting anything'? What am I really doing with the time given me? Or should I ask myself about what I should be doing? What? No! The teachers have told us, 'There are no more shoulds', at least not in this case.
I should be doin' just what I'm doin' right now, conversing with my heart, grounded in cyberspace, spinning a thousand miles, per minute.
Just that. Living a blessed life. Doing what I love.



I'm sorry, I didn't get the credits for these three images. I give all credits to their authors et cetera.


“Dance, when you're broken open. Dance, if you've torn the bandage off. Dance in the middle of the fighting. Dance in your blood. Dance when you're perfectly free.”
Rumi

“silence is the language of god,
all else is poor translation.”
Rumi

Wednesday, July 30, 2014

Quelques histoires entremêlées

Quelques histoires entremêlées

J'ai passé plusieurs nuits à dormir dehors au cours des deux dernières semaines. J'ai installé un matelas sur la galerie et lorsque la nuit est assez fraîche, je sors tout simplement mon édredon et mon oreiller. Je m'endors au son du vent et me réveille aux chants des oiseaux.

Les oiseaux se réveillent par vagues; les premiers - les cormorans? - entâment leurs conversations dès quatre heure et demie(!), ensuite ce sont les huards et les bruants qui prennent la relève. Ils discutent, je ne sais trop de quoi. Ils organisent l'horaire de leur matinée. Les corneilles enfin se réveillent elles aussi.
S'il est absolument vrai que le chant des corneilles peut être très désagréable, cela n'aura pas suffit à rendre ces oiseaux détestables à mes yeux. En fait, je me suis, comment dire, plutôt rapprochée des corneilles depuis mon arrivée en Gaspésie.  Je les considère comme des totems. Des spirit animals.

On les nomme charognardes et même nuisibles, mais elles s'occupent de ce qui doit être accomplit pour que le cycle continue. Elles sont omnivores comme nous. Elles s'adaptent et sont fidèles, intelligentes.

Et ce noir sans fin..

Toutes mes excuses à l'artiste, je n'ai pas la source de l'image. Oups!





Je me réveille doucement, j'observe la terre qui tourne. Le soleil se dresse lentement sur l'horizon...
Quelle heure peut-il bien être? Il est huit heure, presque immanquablement. Je fais quelques étiremments et j'entre dans la maison pour prendre un verre d'eau.

Ces deux mois de vacances m'auront appris qu'il est angoissant de se lever le matin sans avoir de projet pour le jour. Et surtout, sans avoir personne à qui devoir quoi que ce soit... outre soi-même bien sûr.


''La liberté totale! Je peux faire ce que je veux! J'ai tellement de 'projets' en tête! ''
 Et souvent la seconde voix: ''Et si tu n'arrivais pas à accomplir quoi que ce soit aujourd'hui? Quel gaspille!''
Peur d'avoir peur.  À chacun de ces matins incertains je flirt un peu avec cet étrange sentiment. C'est fascinant.

Alors quoi?
Une routine s'est tout de même installée: salle de bain, déjeuner, facebook et courriels, bouffée d'air, salutations au soleil pseudo-yoga style, tournée des plantes. Je mange toujours un peu avant de me faire un café. Les habitudes me dérangent et me sécurisent à la fois. Sont-ce des habitudes, ou des compulsions?

''Encore une autre journée. Encore la même rengaine.''
L'ennui sait si aisément s'émiscer, pernicieusement, lorsque je m'énorgeuille de savoir surfer la vague du ''moment présent''. Car le moment présent, c'est pas une figure de style. C'est un choix profond, la conscience des actions posées à chaque instant, dans une perspective de totale liberté...
Oh! Ces existentialistes!


Ces derniers jours ont été merveilleux. De la bonne compagnie, beaucoup de clowning et de jonglerie, beaucoup de danse, et de musique, de slackline. Mon invitée aime chanter and so do I, alors on s'en est données à coeur-joie! C'était remplit de musique!

Clowning at Haldimand

J'ai obtenu un ''gig'' à la plage Haldimand, dans le cadre de l'annuel concours de châteaux de sable! Au départ nous étions supposé y aller à deux, C. et moi, mais il n'a finalement pas pu se libérer du boulot alors ... mon premier gig ''seule''.

Mon rôle, ma job, c'était de déambuler en jonglant. J'avais mes balles à jongler et mes quilles... et aucun contrôle sur la musique de l'événement (part idéale d'inconnu, le régal du clown). Impressioner l'audience? Ce n'est pas l'approche que j'avais choisie.  Je préfère mettre l'accent sur l'interaction et le jeux; c'est là qu'est tout le défi! Tension entre ce besoin primaire de plaire, et l'ambition de souligner un peu de vérité. Si j'échappe la balle, c'est un fait. Tous le voient et tous ressentent l'instant du ''comment devrais-je me sentir?''

''Introduction à la gravité!'' que je leur lance!

 Je voulais essayer d'être tout simplement... full of Love et de danser et de jouer comme j'aime tant le faire lorsque je suis seule et que je m'imagine dans le feu de l'action.  Mais est-ce que la musique allait m'inspirer? Ou plutôt, qu'est-ce que la musique allait m'inspirer?

Je me suis lancée, pantalons mauves à l'appui, et j'ai fait ce que j'aime faire... La musique: booyah!! (Amen!)

Je me promène le long des sites de construction. J'invite les équipes à célébrer leur oeuvre en devenir, je les incite à danser. Je jongle et je danse sur le rythme; je m'fais plaisir!

Un homme est étendu sur la plage, pénard. Il s'essuie le ventre alors que je passe près de lui. ''C'est une cause perdue m'sieur, c'est certain que vous allez avoir du sable dans le nombril!'' Les enfants s'émerveillent, ils veulent jongler eux aussi. Je leur propose d'essayer de faire tenir une quille en équilibre sur le bout de leur doigt. Je les fais danser... J'adore ma job!

Je suis à Gaspé depuis environ sept mois, enseignante au cégep et clown à temps partiel. J'enseigne les sciences politiques au secteur anglophone, je leur parle de libéralisme, de marxisme, de nationalisme.
Dans mes temps libres, je chante dans les bars. Je danse une danse un peu macabre, de l'eau jusqu'aux genoux, le vent sur ma peau. Je marche lentement. Je marche sur un fil.


Le challenge, c'est de continuer de dire oui.

Oui aux journées vides et difficiles. Oui aux imperfections, aux paradoxes, et à l'humilité.

Oui aux erreurs, aux échecs, aux cul-de-sacs et aux rebondissements. Oui au chaos et à l'inévitable aléatoire.

-Je réalise parfaitement qu'écrire à la première personne comme je le fais peut sembler indiqué plutôt une inflation de l'égo**, et pour ma défense je dirai simplement que... j'essaie.

Carl Jung on the Pitfall of Ego-Inflation

 

Finalement, troizévénements

1. Assise dehors, j'entends le son des vagues - de petites vagues - et celui du vent dans les feuilles de bouleau. J'entends les oiseaux gazouiller, et de temps en temps, j'entends.. une flûte! J'ai un voisin qui joue de la flûte!

2. Plus tôt: Un colibri s'est approché de la galerie pour explorer un peu - les mobiles et sculptures en bois, un bouquet de fleurs sèchées, avant de poursuivre son chemin. Juste là, maintenant, colibri est revenu nous voir mais cette fois-ci il s'est stationné à environ un mettre de ma ''station de travail''. Tout petit, minuscule, il a joué de son bec avec un bout de corde à linge pendouillant, puis avec une épingle à linge. (Je ne crois pas qu'il ait remarqué le chapelet!) Wow.

Si voyage rime avec magie, alors je suis en voyage ici.


3.
Il y a un oiseau qui s'est frappé dans ma fenêtre, alors je suis sortie pour jeter un coup d'oeil. Il a paniqué un moment et s'est trouvé un spot sur une poutre, tout près de moi. Et il est resté là pour reprendre ses esprit. Je suis restée avec lui.
Nous nous regardions, tous les deux mal à l'aile..
(Car je m'suis vraisemblablement foulé le poignet)

Tuesday, August 6, 2013

Syndrome post-samsara

Étourdie, j'inspire.  Je me sens inspirée car je me suis arrêtée, un moment pour m'asseoir, et que la terre continue de tourner. C'est pour ça que la chose la plus difficile à faire est d'essayer de s'arrêter.
Et c'est que ça tourne là-dedans! Ça tourne, les pensées comme des singes qui junglent dans nos esprits, qui s'accrochent les unes aux autres; des idées, des théories. Des projections, dans toutes les directions.

Théories des systèmes, résolutions de problèmes complexes, il nous faut nos machines pour calculer ce qui se passe... mais pourquoi?  Calculer pourquoi? Pour prédire, pour... s'assurer?  Pour se rassurer? Se sécuriser? Est-ce que ça marche aujourd'hui?
Pseudo science. Néolibéralisme vampire et suicidaire. Avarice, cécité. Peur.

Trêve de lyrisme. Si je suis si particulièrement étourdie, c'est parce que j'ai écouté un film ahurissant ce soir, au théâtre de la Verdure, Parc Lafontaine.  La semaine dernière c'était Pina (!), ce lundi : Samsara.



Que dire? Quand on sait qu'une seule image vaut déjà mille mots!? Je ne vais pas pour entretenir de telle ou telle scène, je vous somme plutôt de laisser le film vous toucher. Nous en discuterons par la suite.

Et c'est de songer à toutes les personnes qui étaient présentes ce soir et toutes celles qui on vu ce film.  Quelles pensées, quelles associations surgissent dans leurs esprits? Quelles émotions surtout? Ça, j'ai le feeling que peut-être on se les partage celle-là. J'aimerais tant qu'on en parle! Pour le moment j'écrirai seulement que l'oeuvre me jète dans un abîme de complexité. Il me semble qu'aucun système de pensée philosophique ne pourrait désormais rendre compte du monde.


Alors on est tous là à se regarder dans le miroir, inconfortables.

Et je repense toujours au fait que cela fait à peine cinquante ans que la photo du Earth Rise a été prise. (Avec tout ce que ça symbolise dans la conscience collective de l'espèce humaine).

Ce sont cinquante années sur ... Ça dépend jusqu'où on décide de remonter! Disons 1537 ans depuis la chute de l'Empire Roman, 5000 ans depuis la fondation d'Ur, 65.5 millions d'années depuis la disparition des dinosaures. C'est quoi, cinquante ans?!


Et nous voilà aujourd'hui perchés, accrochés dans la stratosphère, reliés par des satellites qui se promènent comme des étoiles.

Nés poussières et nous retournerons poussière [d'étoiles].


Armés de caméras, obsédés par l'images et la représentation.



Nous photo-graphons. Nous marquons la lumière d'empreintes de nous-mêmes. Nous visons.



Combien de concepts pouvons nous encore créer?


















Tuesday, July 23, 2013

Puisque tout est politique.

Un texte pouvant peut-être sembler un peu décousu.
C'est que le fil est transparent.
N'hésitez pas à commenter!



Une amie me racontait: ''Pour moi tout est politique.  Des fois... ça devient un peu fatiguant.''

Je me dis, en effet:
J'aimerais, par exemple, savoir comment prendre le temps
de prendre soins de jeunes plantes

Parce que 1) prendre le temps est un geste radical, à contre-courant du mode compétitif effréné dans lequel se vautre notre culture économique; et parce que  2) prendre soins est un geste radical et trop peu valorisé: ça ne fait pas partie du PIB!
S'appliquer, s'engager, s'efforcer à faire émerger la vie, à fournir la juste dose de tout ce qu'il faut pour que prennent racines: c'est radical. Imaginer une production alimentaire significative à même nos milieux urbain, faire respirer la cité-bitume, semer sur les toits de nos appartements, dans les craques des trottoirs, dans nos bacs à double-fond et nos jardins grimpants...
Ça requiert tout un engagement.

Cultiver.

Naturer.

Arrêtons de prétendre que nous ne comprenons pas ce qui nous arrive. Certes, encore aujourd'hui, tous les angles ne sont pas visibles.  Mais ne pourraient-on pas rendre compte de ce qu'on a appris et de ce qu'on continue d'apprendre? Je continue de croire qu'il nous faut créer des espaces dans lesquels on se permettrait d'explorer, c'est-à-dire de ressentir, les sentiments qui se rattachent à l'Histoire.

Reconnaître notre ignorance et notre vulnérabilité en tant qu'espèce. Intégrer ce que nous avons appris depuis Nietzsche, Freud, Fromm, etc. Célébrer le chemin parcouru. Considérer les motivations psychologiques derrière la tendance réactionnaire et la puissance grégaire. Expliciter le phénomène et se donner les outils pour ne plus commettre de telles violences.  Car c'est nous-même qu'on continue de mutiler.



Des outils comme le discours critique, ou comme la compassion! Nous sommes en train d'apprendre à nous émanciper.  Nous y oeuvrons maladroitement depuis 2500 ans (avénement de la philosophie occidentale. Le processus émancipatoire tient sans doute de bien plus loin...) L'apprentissage est là, étape par étape.

Ce qui me fait penser... aux Lumières!


Par exemple, pourquoi ne pas outrepasser la philosophie des Lumières? Questionner le libéralisme, la science moderne, le capitalisme industriel... l'État!  La philosophie des Lumières, ce n'était pas l'aboutissement de l'histoire, la ligne d'arrivée!  Pourquoi ais-je l'impression que ''la société en générale'' en est demeurée avec les idôles de ce temps? ''Liberté, raison, ... égalité''.  Le culte de l'individu et de sa supposée raison!  Démocratie?  ''Droit fondamental''?  Pourrait-on seulement continuer de porter une pensée critique sur ces Idées ?

Je ne suis pas la première à dire vouloir rappeler le lien qu'il existe entre l'État moderne et nos pires cauchemars: holocauste, hiroshima, génocide au Rwanda, corruption, violence policière, etc.  La justice et la liberté n'existent qu'en Idée. C'est autre chose qu'on choisit, il faut arrêter de se leurrer.  J'appellerais ça le Sentiment de Sécurité?

On le voit bien qu'il faut questionner!  On le sent, et c'est pour ça qu'on s'entre-mêle dans des tirades émotives et des rassemblements de peuple - tant de phénomènes que nous le savons voués à nous faire perdre la raison.

Rassemblons-nous alors!  Je sais que plusieurs philosophes contemporains sont derrière moi, entre autre parce pour ce qu'ils ont influencé ma vision du monde : Le sauvage, le non-ordre, le courant libre et créatif.. tout ça se doit d'avoir une place dans nos vies!
C'est dommage que la société québécoise du spectacle ait co-opté tout ça.



Le carnaval existait bien longtemps avant le cirque du soleil, le festival de Jazz de Montréal. Le carnaval existait avant Jésus-Christ, avant les Romains, avant Gilgamesh! Peut-être parce que l'être humain a bel et bien besoin de ces rites (de purification?), de cette intoxications, de cet ex-stasie (hors d'état).  C'est nécessaire, pour l'équilibre des choses.

Il y a une charge, une énergie, qui coure et constitue le flot des choses.  On ne perçoit que les presq'équilibres; on n'en sent que la tension, que la réverbération d'un mouvement minuscule qui devient séisme dès qu'on arrête de se tenir occupé.

Pourquoi, à quoi résister?
Quand on s'arrête de bouger, le cosmos lui tourne encore.
Résister au changement? Résister au status quo?
Les deux forment un tout.
(Y aurait-il un tierce élément à considérer?)

Bref.


Notre sensibilité est palpable.

Alors pourquoi nier?  Pourquoi tout enfouir?  Nos déchets et nos échecs, notre incapacité à gérer l'affaire. Les dépotoirs comme l'ombre de nos Lumières. Du matériel inconfortable à gérer, dont on préfère rester inconscient. Un barrage mental - qui a servi sa fonction - prêt à exploser.







''Je ne pense pas que je sois si politisée que ça''.
Mon amie était surprise.
 - ''Toi? Une fille qui étudie et qui va enseigner la science politique... et qui n'est pas politique!...Ah!''
On a bien rit.

Les cégeps existent depuis 46 ans.
Avant, la grande majorité des francophones du Québec
ne poursuivaient pas d'études au-delà du secondaire. Qu'est-ce qu'on a appris ?
Bien sûr que je suis politique.  Comme toi, je vois un système et je suis curieuse de le comprendre. C'est seulement qu'il y a quelques années j'ai aussi compris que mon intellect et mes efforts de logique servent d'abord à apaiser un feeling.  Je ne suis pas la seule.  Il faut en parler.

Tout est politique.

Alors je choisis de vivre en communauté et de chercher à définir le sens du terme, de créer des espaces de croissance et d'émancipation, d'enrichissement et de résilience.


Qu'il est sublime de voir un plant de haricots spiralé son chemin vers la lumière!







Monday, July 8, 2013

Mes bouquins, suivi de Rimbaud

Je suis debout devant ma bibliothèque et je regarde mes livres.  Je fais souvent cela. C'est un geste chargé..
Je regarde tous ces titres, ces ouvrages, ces richesses... et je flirt avec l'abysse tentation de plonger dans un verre d'eau à moitié vide: comment pourrai-je jamais mémo... absorber tout ça ?!

J'ai passé les sept derniers mois à réfléchir sur la pédagogie, l'apprentissage, la cognition, ''l'acquisition de connaissances''... la méta-cognition.  (Finalement un nom pour ce qui me passionne... m'enfin, l'une des choses qui me passionnent...).  





J'ai toujours aimé étudier le contenant en même temps que le contenu.

Comment aider les étudiants à apprendre? Pardon! Je devrais plutôt dire ''à développer des compétences''?  Pour ça, j'ai des tonnes d'idées!
D'ailleurs, j'aurais tellement voulu pouvoir tenir mon blogue durant les sept derniers mois passés au microprogramme en enseignement! Parce que j'en ai eues des réflexions et des réalisations! J'en ai eues... des bribes de révolutions. 
Le temps, l'espace, et ma psyché ne m'ont pas permis de tenir journal.  J'ai préféré laisser mijoter en me disant que je finirais bien par créer un nouveau blogue dédié à la pédagogie.

Mes puisque l'intention qui alimente Fool of Love est d'être et de partager l'ensemble de mes expériences autant émotives/affectives que réflexives/analytiques, je me permets cette fois à nouveau d'explorer et de laisser place à ce moi décousu.  

Je fais l'inventaire de mes bouquins. J'en ai lus la plupart, au cours les dix dernières années. Ces bouquins, ils ont contribué à faire l'être que je suis aujourd'hui.

Assise devant ma bibliothèque.  J'imagine enseigner la philosophie...

Comme j'aimerais pouvoir mémoriser tout ça!
Pouvoir en discuter avec éloquence
Par exemple.
Épistémologiquement parlant, 
vous raconter tout ce que je comprends;
Ou empiriquement... tout ce que je ressens.
Empiriste ou rationnaliste transcendantaliste?
Phénoménologiquement, définitivement, existentialiste.
L'Anarchisme est-il/elle vraiment un humanisme?

D'avoir lu toutes ces oeuvres... Pour me construire un monde.  Pour me représenter ''le monde''.
Comme j'aimerais pouvoir expliquer tout ça! 



Je compte bien élaborer davantage sur le thème de la pédagogie, sur les contenus et sur les contenants, et sur les vases communicants.

Mais pour ce soir, une pause.  On dira que c'était une introduction.


Parmi mes livres...

Poésies d'Arthur Rimbaud 
(Derniers vers/ Une saison en enfer/ Illuminations) 
Édition parue au Livre de Poche, Librairrie Générale Française, 1972. 


Extraits donc, d'un poème de Rimbaud.

Pour Annabelle,
 et pour Guillaume.
Et pour la poésie, oubliée.



Comédie de la soif

1. Les parents

Nous sommes tes Grands-Parents
 Les Grands!
Couverts des froides sueurs
De la lune et des verdures.
Nos vins secs avaient du coeur!
Au soleil sans imposture
Que faut-il à l'homme?  boire.

Moi - Mourir aux fleuves barbares.

Nous sommes tes Grands-Parents
    Des champs.
L'eau est au fond des osiers: 
vois le courant du fossé
Autour du château mouillé.
Descendons en nos celliers;
Après, le cidre et le lait.

Moi - Aller où boivent les vaches

Nous sommes tes Grands-Parents
    Tiens, prends
Les liqueurs dans nos armoires;
Le Thé, le Café, si rares.
Frémissent dans les bouilloires.
--- Vois les images, les fleurs.
Nous rencontre du cimetière.

Moi - Ah! tarir toutes les urnes!


2. L'Esprit

Éternelles, Ondines, 
     Divisez l'eau fine.
Vénus, soeur de l'azur, 
      Émeus le flot pur.

Juifs errants de Norvège,
    Dîtes-moi la neige.
Anciens exilés chers, 
    Dîtes-moi la mer.

Moi- Non, plus ces boissons pures;
        Ces fleurs d'eau pour verres;
Légendes ni figures
        Ne me désaltèrent; 

Chansonnier, ta filleul
        C'est ma soif si folle,
Hydre intime sans gueules
       Que mine et désole.

(...)
p.141-42

Sunday, July 8, 2012

etc. Weekend du Monde, etc.

wWe have seen many rainstorms since the solstice.  The weather here is simply fabulous.  The way one feels the air charging up, the clouds forming and moving across the sky, the sun, getting up with the birds to then dance his arc-dance... zenith, burning white sun.  In the evenings winds awake as our light slowly goes to rest.  

This ain't Istanbul,
 but it's not bad either!

I don't know where to start!
I need to write about a thousand things:

- Reflections on the bûto workshop I took last week with Mario Veillette and Lucie Betz, in Québec city.

- The ''Symposium de Land Art de Bellechasse'', which was organized by a woman who's the mother of an old friend (and who gave me a wonderful contract as an event coordinator, this past winter).  She'd caught my interest a few months ago.  I wanted to participate, and I still see it happening in the future.  So, I wanted to check it out.  Photos in a following blog.

A spinning spire, buzzing with breakfasts of all of our guests.  Visitors from the West, across Canada on trains and bikes, crashing at our place for a pair of nights.  7... 9 of them.

Or: today.

Today I was opening up at Touski.  Got up and went.  Had a slow day, but still.  I was tired from so much going on over the past two weeks.  I thought I was going to work a double shift today - that's another story - but then found out I had my evening... so I decided to go see my friend N. perform with a Congolese ensemble (they're from Ottawa) at the Festival ''Les Weekends du Monde''!!
First of all,
I CANNOT BELIEVE THE NUMBERS OF FESTIVALS THAT ARE TAKING PLACE IN THIS CITY !!!

Week-ends du monde provides the entire population with the chance to come and see the riches of 60 different cultures through their music and dance performances and their culinary specialties. The event is free and it runs over two weekends: July 7-8 and July 14-15, 2012.

I biked across the Pont Jacques-Cartier and actually met P. on the bridge.  We got on site just on time for N. performance... except that the schedule had changed ! Easy to kid around and say: ''African time'' (or I could as well say, ''non-European'', that regimented, regulated form of time consciousness we've inherited from monks and later adopted by our dear factory owners...)

Old Montréal.
Mixing History with fine dining.
But I disgress. (It's what I like best!)
I spent on the Saint-Hélène Island - where the Parc Jean-Drapeau- is located.  The sun was hot.  The people... were... so diverse and magnificent!




Very interesting choice..

The highlight of my day was perhaps the Ceremony of Purification that was performed by an elder of the Huron-Wendat nation (who mainly live near Québec city, in Wendake.)

She didn't seem like an expert in public speaking.  Her countenance was ... how to say... extremely laid back and candid.  She said whatever came to her mind, while leading us spectators, through a bit of a closing and cleansing ritual.

She gave her prayer while briefly presenting the elements the First Nations' worldview.  the six directions.  The guides.

''We have to understand,'' she said, ''that whether you pray to a series of saints from your church, or whether these guardians reside in nature,  it's all the same.''


Her prayer addressed our commonalities.
We stood there, spectators,
black, yellow, white, and red...

with only one Mother Earth for us all.  And the Great Creator, the animating Spirit of Life, the One with three.. or ten thousand names!

My favorite moment of all day, was to watch around the circle and witness such different faces, hearing the words of this Native American elder woman.  In prayer.

Flip side.  The spectacle is always with us.  Photo cameras.  For we want to seize the day.


 

 






In the end, I didn't stay for N.'s show.  I biked back right before sunset.  I climbed up the hill only to be told by a girl-police that the bridge was closed.
There's some huge International fireworks festival going on!  See what I mean?  On the same weekend: the Jazz Festival, ''Montréal complétement cirque'', and the other festivals I'm not even aware of!  What!?  These people sure know how to maximize a summer!

I was directed to take Pont Champlain instead.  That meant riding to the opposite side of the Sainte-Hélène island to take the bridge, and landing in the Old Port of Montréal.  What a detour!!

But hey... blessing in disguise.  I saw a completely new face of the city, again!  Sunset on a boardwalks and old narrow streets, ice creams and cold drinks, terrasses.. so many people!

Biked across town and finally got home.  But not before one last happening: a small peaceful protest, a hundred people of so still raising their voice against tuition hikes.. and capitalism.

Booyah.




Tuesday, June 12, 2012

Of minds and men (Mtl, Moscow, Mind)

Création d'espaces créatifs
All things are well in the midst of the Squirrel's Spire.

  Beautiful encounters over the past few das, the past few weeks.  I am trying not to make sense of it all but rather to experience it, with trust.  With breath.  
If the results of this experiment in abundance have been positive so far, I simultaneously feel another strong emotion... The depth of the Unknown, the compulsive fears and reactions, the anxieties of eminent change, of a potentially profound transformation.

Power to the Neighborhoods!
(Oui!)
As the Second Quiet revolution is starting to take place, we, the people, and I, actually, are starting to wonder... what's the point again?
''Le tintamarre des Casseroles'' is still happening, every night, though in reduced numbers now.  It has been going on since May 18th.  That's almost one month!  Every night, some... citizens get out and start following sidewalks and banging on their pots and pans.  Neighborhoods concentrate and relate, in this demonstration against the undemocratic absurdity of Loi 78.  Oh yeah, that's why!

But people also go to work everyday.  They also eat and so they cook or buy food.  They go for a drink or two, they see their friends.  We want the revolution AND life as usual.  We want to eat well and to be surrounded by people we love.  And why not?  You can't be on the battlefront at all times; because then, what are you fighting for?
Is the movement losing its breath?  I don't know, 'cuz I haven't been to the protests!

I am fighting for the Beauty and the interconnection in All things.  I am fighting for the Mystery of Life.
But sometimes I find it hard to sustain the fight.


Thoughts?  If the human species disappeared, it would take no more than a hundred years for planet Gaïa to rejuvenate Herself.
We are not indispensable.

 By now, we have to acknowledge that, since our arrival, we have been the most destructive species on Earth.  We need to acknowledge this reality, our reality, if we want to move forward.

And so once more it seems it comes down to some primary Guilt.  Damn guilt.
When you mama gave birth to you, it was the most painful and mystical experience... and yet.
 It's just how it is.

(Plus we now have epidurals anyway.  Not that I'm against it, just that we have adapted to make birth less painful and less dangerous.  Less mothers die I suppose.  That's a good thing!  But we get born in these conditions now, shielded and numbed from the pain of birth, and so we carry this on later in life, using more drugs, which I am not saying I am against either... given that it's all interconnected, and that the Earth also gives us these plants...)
(I could go on and one with musings on sacred medicine, but that'll have to be for another time.)




In short, all in all, consciousness is quite a phenomenon...

What are they trying to sell to us?


Une affiche, un manifeste non-signée. (Centre-Sud.)
 Of course I am trying to make sense of what's going on.  Why wouldn't I?  Why wouldn't a tree drink from its roots and tend toward the Sun?


 I don't need a lot of money.  What would be nice, however, is a good camera...





P.S. Remember !  The whole world is going through its revolutions.  One hundred thousand people gathered yesterday in Moscow, to overtly protest Putin's government and ask for new elections.  

Since embarking on his third presidential term, Putin has taken a stern stance toward the opposition, including signing a repressive new bill last week introducing heavy penalties for taking part in unauthorized rallies

Read more: http://www.canada.com/news/Tens+thousands+flock+anti+Putin+protest+Moscow/6768552/story.html#ixzz1xbCWp9cE
Yep.  It's happening in Russia right now.  Same thing!



A famous photo from Germany.  Cops suddenly take off their helmets and escort the anti-capitalist protests taking place in Frankfurt...  May 19, 2012.   (That was about two weeks ago.)



And in Poland, also yesterday!  :D  This is in parliament.

Monday, May 28, 2012

Réflexions sur le St-Laurent






Life goes on... so fast!
Je ne sais pas quoi penser de se qui se passe.

Le Québec, ma tête,
en effervescence,
À voir une identité se forger,
les tensions qui l'habitent
Les peurs et les espoirs les plus fous

À parler de la langue
le français et l'anglais co-habitant sur une île
depuis 370 ans
Ville-Marie l'utopie
...

En ces temps politiquement chauds
En ce printemps de l'année 2012
Des manifestations d'hommes et de femmes
d'enfants et d'aînés
d'étudiants, de générations,

Des voisinages qui s'animent finalement
Des jardins communautaires

I am getting a privileged perspective into what it might be to be anglophone and live in Montréal, because I am seeing my friends looking for work and facing a reality I never considered before... to work here, you need to speak French.
And that's a good thing, I think.  I think I think.
This is how we preserve a language.  This is how we keep it alive.  The money, the economy, drives exchanges and thus keeps our connections alive.  What happens to our beautiful français if we let English take over the world of our daily transactions?
(C'est comme ça qu'on préserve une langue!  C'est comme ça qu'on la garde en vie.  L'argent, l'économie, c'est ce qui créer nos échanges et garde en vie nos connections. Non?  Qu'arrive-t-il à notre français si beau, lorsque l'anglais commence à s'imposer comme unique langues du monde des transactions?)  (C'est ce qui est arrivé au 20e siècle.)

The reality is that Montréal has always been populated by both Anglos and Francophones.  And there were Native inhabitants too, and soon came the Irish, the Italians, the Portuguese, the Chinese, the Vietnamese, the Haïtians... (who am I forgetting?) and now the Arabs, the Africans.. the Canadians, the French!

I asked my friends, ''Do you feel... discriminated against?''

''I love French and I think we should all learn to speak it'', responded K.
''I think one should come here and expect (I always rather thought ''to respect'', perhaps in my feeling victimized?) to live in a new language.  It's like going to Spain.  You can't say 'I should be able to work in English!''', explained E.

Québec is another, different place.

It's not too late to make something of it.

It's not the Berlin Spree, but it's still gorgeous.
(coucher de soleil au Canal Lachine)

Métro quelconque
We've been living in two ghettos, and that's perfectly okay.  in a way.
Two cultures of different values, or business meets religion.
(Two fundamental activities for humankind, I must say.)
...


Civil engineering
 
''It's a very interesting dynamic here,'' added E., ''because you can easily live and go by in Montreal without speaking a word of French.''

C'est bien vrai.

Quoi que tout le monde n'ose pas parler de politique.  ''On ne devrait pas parler de politique dans sa  famille.  Ça enflamme souvent les discours.  On le prend personnel.  C'est trop désagréable.''
''Oh! Je ne pourrais jamais afficher mes opinions politiques au travail!''

Quelle tristesse!  Pourquoi ne pourrions-nous pas débattre des meilleurs façons de vivre ensembles?  Pourquoi ne pourrions nous pas apprendre, dans nos écoles, à discuter et à écouter, à dialoguer et à médier, à s'organiser et à gérer tous ensembles les secteurs de nos vies qui nous concernent tous?

Je sais, je sais. Mais pourquoi ne pourrions-nous pas au moins essayer?


Je reviens encore à Nietzsche, mon éternel compagnon... Il y a ceux qui choisissent encore de se faire mener.  Ils préfèrent la loi du moindre confort, ils ne prenne qu'un minimum de responsabilités et se contente d'un minimum de liberté.
Et ils y a les sauvages, les illuminés, ceux qui ont le besoin de faire pousser la barrière du possible.  Ceux qui voient au-delà de la servilité confortable et se sentent appellés à la Créativité...
Ils y a ceux qui se veulent maîtres d'eux-même.

Bien sûr personne ne l'est vraiment.  Les forces du subconscients sont bien réelles après tout.  Il faut rester humble dans cette histoire d'Übermensch.

Orion nebulla / La nebuleuse Orion