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I often feel that we're all spinning slowly... like a mirror ball. Yes, we are all mirrors to each other. And so, it is the Light between us that I hope to help reveal and celebrate. /// J'ai souvent l'impression que nous sommes une boule disco qui tourne lentement. Nous sommes tous des miroirs pour les uns les autres. C'est donc la lumière qu'il y a entre nous que j'espère contribuer à souligner et à célébrer.

Monday, July 8, 2013

Mes bouquins, suivi de Rimbaud

Je suis debout devant ma bibliothèque et je regarde mes livres.  Je fais souvent cela. C'est un geste chargé..
Je regarde tous ces titres, ces ouvrages, ces richesses... et je flirt avec l'abysse tentation de plonger dans un verre d'eau à moitié vide: comment pourrai-je jamais mémo... absorber tout ça ?!

J'ai passé les sept derniers mois à réfléchir sur la pédagogie, l'apprentissage, la cognition, ''l'acquisition de connaissances''... la méta-cognition.  (Finalement un nom pour ce qui me passionne... m'enfin, l'une des choses qui me passionnent...).  





J'ai toujours aimé étudier le contenant en même temps que le contenu.

Comment aider les étudiants à apprendre? Pardon! Je devrais plutôt dire ''à développer des compétences''?  Pour ça, j'ai des tonnes d'idées!
D'ailleurs, j'aurais tellement voulu pouvoir tenir mon blogue durant les sept derniers mois passés au microprogramme en enseignement! Parce que j'en ai eues des réflexions et des réalisations! J'en ai eues... des bribes de révolutions. 
Le temps, l'espace, et ma psyché ne m'ont pas permis de tenir journal.  J'ai préféré laisser mijoter en me disant que je finirais bien par créer un nouveau blogue dédié à la pédagogie.

Mes puisque l'intention qui alimente Fool of Love est d'être et de partager l'ensemble de mes expériences autant émotives/affectives que réflexives/analytiques, je me permets cette fois à nouveau d'explorer et de laisser place à ce moi décousu.  

Je fais l'inventaire de mes bouquins. J'en ai lus la plupart, au cours les dix dernières années. Ces bouquins, ils ont contribué à faire l'être que je suis aujourd'hui.

Assise devant ma bibliothèque.  J'imagine enseigner la philosophie...

Comme j'aimerais pouvoir mémoriser tout ça!
Pouvoir en discuter avec éloquence
Par exemple.
Épistémologiquement parlant, 
vous raconter tout ce que je comprends;
Ou empiriquement... tout ce que je ressens.
Empiriste ou rationnaliste transcendantaliste?
Phénoménologiquement, définitivement, existentialiste.
L'Anarchisme est-il/elle vraiment un humanisme?

D'avoir lu toutes ces oeuvres... Pour me construire un monde.  Pour me représenter ''le monde''.
Comme j'aimerais pouvoir expliquer tout ça! 



Je compte bien élaborer davantage sur le thème de la pédagogie, sur les contenus et sur les contenants, et sur les vases communicants.

Mais pour ce soir, une pause.  On dira que c'était une introduction.


Parmi mes livres...

Poésies d'Arthur Rimbaud 
(Derniers vers/ Une saison en enfer/ Illuminations) 
Édition parue au Livre de Poche, Librairrie Générale Française, 1972. 


Extraits donc, d'un poème de Rimbaud.

Pour Annabelle,
 et pour Guillaume.
Et pour la poésie, oubliée.



Comédie de la soif

1. Les parents

Nous sommes tes Grands-Parents
 Les Grands!
Couverts des froides sueurs
De la lune et des verdures.
Nos vins secs avaient du coeur!
Au soleil sans imposture
Que faut-il à l'homme?  boire.

Moi - Mourir aux fleuves barbares.

Nous sommes tes Grands-Parents
    Des champs.
L'eau est au fond des osiers: 
vois le courant du fossé
Autour du château mouillé.
Descendons en nos celliers;
Après, le cidre et le lait.

Moi - Aller où boivent les vaches

Nous sommes tes Grands-Parents
    Tiens, prends
Les liqueurs dans nos armoires;
Le Thé, le Café, si rares.
Frémissent dans les bouilloires.
--- Vois les images, les fleurs.
Nous rencontre du cimetière.

Moi - Ah! tarir toutes les urnes!


2. L'Esprit

Éternelles, Ondines, 
     Divisez l'eau fine.
Vénus, soeur de l'azur, 
      Émeus le flot pur.

Juifs errants de Norvège,
    Dîtes-moi la neige.
Anciens exilés chers, 
    Dîtes-moi la mer.

Moi- Non, plus ces boissons pures;
        Ces fleurs d'eau pour verres;
Légendes ni figures
        Ne me désaltèrent; 

Chansonnier, ta filleul
        C'est ma soif si folle,
Hydre intime sans gueules
       Que mine et désole.

(...)
p.141-42

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